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در عربستان سعودی حقوق زنان همواره به شدت سرکوب می شود [مالو ترسکا، لاکروا (فرانسه)، 7 ژاانویه 2019] (اداره کل رسانه های خارجی، مترجم: سیده هاجر محسنیان]

در عربستان سعودی حقوق زنان همواره به شدت سرکوب می شود [مالو ترسکا، لاکروا (فرانسه)، 7 ژاانویه 2019] (اداره کل رسانه های خارجی، مترجم: سیده هاجر محسنیان]
سرنوشت دختر جوان عربستانی که روز ششم ژانویه در تایلند دستگیر شد و تلاش کرد تا از این پادشاهی که احتمال داشت به قتل برسد، فرار کند، خشم جامعه بین المللی را برانگیخت. در این کشور که زنان تحت قیمومیت مردان هستند، تبعیض های شدیدی را متحمل می شوند.

در عربستان سعودی حقوق زنان همواره به شدت سرکوب می شود
سرنوشت دختر جوان عربستانی که روز ششم ژانویه در تایلند دستگیر شد و تلاش کرد تا از این پادشاهی که احتمال داشت به قتل برسد، فرار کند، خشم جامعه بین المللی را برانگیخت. در این کشور که زنان تحت قیمومیت مردان هستند، تبعیض های شدیدی را متحمل می شوند.
آخرین نمونه ها از سرکوب حقوق زنان سعودی کدام است؟
داستان دلخراش دختر جوان 18 ساله ای که خشم انجمن های دفاع از حقوق بشر را برانگیخت. رهاف محمد الکنون است که روز یکشنبه ششم ژانویه در حالی که تلاش می کرد از دست خانواده اش فرار کند، در فرودگاه بانکوک دستگیر شد. او از نمایندگی کمیساریای عالی پناهندگان در تایلند درخواست کمک کرد.
او گفت که قربانی خشونت های فیزیکی بود و به مدت شش ماه توسط نزدیکانش به جرم کوتاه کردن موهایش زندانی شده است. سازمان مهاجرت بر این باور است که وی تلاش کرده تا از یک ازدواج ترتیب یافته از سوی خانواده، فرار کند.
برحسب تصادف، دستگیری وی مصادف با روز اجرای قانون جدید پایان دادن به «طلاق های مخفی» در این پادشاهی بود.
کلارانس رودیگز، خبرنگار و نویسنده کتاب «انقلاب زیر حجاب» می گوید که محمد بن سلمان تلاش کرد تا برای اصلاحات اجتماعی در کشور به جامعه بین المللی تضمین دهد ، اما این ظاهر فریبنده است چرا که تنها راه اصلاحات، لغو قیمومیت مردان است.
چگونه این «قیمومیت» در این پادشاهی اعمال می شود؟
همه تصمیم های زندگی زنان سعودی، گشودن حساب یانکی، حق کار، تحصیل، ازدواج، سفر... وابسته به پذیرش یک خویشاوند مرد است. این می تواند عمو، شوهر، برادر یا حتی پسر باشد.
آیا این روند می تواند به زودی تغییر کند؟ کلارنس رودیگز پاسخ می دهد: «این روند همواره وجود داشته و هیچ تغییری رخ نداده است. » در سپتامبر 2017 زنان در این پادشاهی مجوز رانندگی را دریافت کردند، اما تعداد اندکی از آنها از قیم خود اجازه دریافت کردند.
برای زنان سعودی که از ممنوعیتی سرپیچی کنند، چه خطری وجود دارد؟
یک کارشناس توضیح می دهد که ممکن است زنان سعودی در خانه خود به شدت تنبیه یا حتی کشته شوند. و در خیابان هر انحرافی می تواند خشم پلیس مذهبی را در پی داشه باشد.
در زندان های رژیم نیز برخی زنان مبارزان تجربه بدتری دارند، آنها تحقیر و شکنجه شده و مورد تجاوز قرار می گیرند.
منبع: اداره کل رسانه های خارجی

 

En Arabie saoudite, les droits des femmes toujours drastiquement réprimés
Malo Tresca , le 07/01/2019 à 18h04
Mis à jour le 07/01/2019 à 18h24



EXPLICATION Le sort d’une jeune saoudienne, arrêtée dimanche 6 janvier en Thaïlande alors qu’elle tentait de fuir le royaume où elle risque d’être assassinée, suscite l’indignation de la communauté internationale. Dans le pays, les femmes, soumises à la tutelle masculine, subissent de graves discriminations.

► Quels sont les derniers exemples de la répression des droits des Saoudiennes ?
Le récit glaçant de la jeune femme, âgée de 18 ans, a suscité l’ire des associations de défense des droits. Arrêtée dimanche 6 janvier à l’aéroport de Bangkok alors qu’elle tentait de fuir sa famille saoudienne, Rahaf Mohammed Al-Qunun, menacée d’extradition, avait lancé un poignant appel à l’aide auprès de la représentation thaïlandaise du Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR), qui l’a depuis prise sous son aile en attendant de statuer sur son sort.
« Je suis sûre à 100 % [que ma famille] me tuera dès ma sortie d’une prison saoudienne », implorait-elle, affirmant avoir été victime de violences physiques – dont un enfermement de six mois par ses proches pour s’être coupé les cheveux – et psychologiques. L’immigration thaïlandaise estime, de son côté, qu’elle tentait de fuir un mariage arrangé.

Hasard de calendrier, son arrestation coïncidait ce jour-là avec l’entrée en vigueur d’une nouvelle législation mettant fin aux « divorces secrets » dans le royaume – jusqu’ici, les Saoudiens pouvaient obtenir le divorce sans en informer leurs épouses –, en obligeant les tribunaux à avertir les concernées de leur changement d’état matrimonial.
« Mais ce moyen d’annonce reste dramatique », décrypte la journaliste Clarence Rodriguez, auteur de Révolution sous le voile (1). « Cherchant à redorer son blason trois mois après l’affaire Khashoggi (2), le prince Mohammed Ben Salman (MBS) essaye de donner des gages d’ouverture à la communauté internationale, mais cela n’est que de la poudre aux yeux : la seule vraie réforme à mener est celle de l’abolition du tutorat masculin. »
► Comment fonctionne cette « tutelle » dans le royaume ?
Ouverture d’un compte en banque, droit de travailler, de faire des études, de se marier, de voyager… Tous les choix de vie des Saoudiennes y sont en effet soumis à l’approbation d’un parent masculin. « Celui-ci peut être un oncle, un mari, un frère, ou même un fils : elles lui sont complètement inféodées », résume celle qui a habité pendant douze ans à Riyad. « Sans aucune autonomie, les Saoudiennes naissent mineures, et meurent mineures… »
Ce système pourrait-il bientôt évoluer ? « Il a toujours existé, et rien de concret n’a été amorcé en ce sens », répond Clarence Rodriguez, mettant en garde contre les faux airs d’ouverture du régime. En septembre 2017, les femmes avaient ainsi été autorisées à conduire dans le royaume ultra-verrouillé, une avancée plébiscitée par la communauté internationale. « Mais très peu, dans les faits, ont reçu l’approbation de leur tuteur, et les militantes qui réclamaient ce droit ont été arrêtées un mois avant qu’il ne leur soit acquis : MBS craignait qu’elles ne s’attaquent ensuite au tutorat », poursuit-elle.
► Que risquent les Saoudiennes si elles bravent une interdiction ?
À leur domicile, les Saoudiennes peuvent être violemment punies, voire tuées dans des « crimes d’honneur ». « Car si ces dernières ont commis un geste qui ne va pas dans le sens de la culture, ou des traditions, le déshonneur rejaillit sur toute la famille, et le tuteur peut être par sa faute sanctionné », explique encore la spécialiste. Dans la rue, un quelconque écart peut aussi leur attirer les foudres des Muttawa, les membres de la police religieuse.



Dans les geôles du régime, enfin, certaines militantes féministes ont connu pire. « Sous des motifs superficiels, MBS est allé jusqu’à les faire arrêter, en pyjama chez elles, pour les placer dans des cellules isolées », condamnait fin novembre Marzoq Alotaibi, un universitaire dissident saoudien, « elles y ont été humiliées, torturées, violées ».
Malo Tresca








۱۹ دی ۱۳۹۷ ۱۵:۰۴
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