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رهبران عراقی سخنان ترامپ را تصحیح کردند [فرانسوا دالانسون، لاکروا (فرانسه)، 5 فوربه 2019] (اداره کل رسانه های خارجی، مترجم: سیده هاجر محسنیان]

رهبران عراقی سخنان ترامپ را تصحیح کردند [فرانسوا دالانسون، لاکروا (فرانسه)، 5  فوربه 2019] (اداره کل رسانه های خارجی، مترجم: سیده هاجر محسنیان]
مقامات عراقی که نمی پذیرند از عراق به عنوان میدان رویارویی بین امریکا و ایران استفاده شود، از این سخنان غافلگیر شدند. روز دوشنبه چهارم فوریه، رئیس جمهور عراق گفت که در چارچوب توافق های بین دو کشور نیروهای امریکایی در عراق حضور دارند، اما هر گونه اقدام آنها خارج از چارچوب توافق غیرقابل قبول است. قانون اساسی عراق هر گونه استفاده از عراق به عنوان پایگاهی برای حمله یا تجاوز به کشورهای همسایه را رد می کند

رهبران عراق سخنان دونالد ترامپ را تصحیح کردند
روز یکشنبه سوم فوریه دونالد ترامپ گفت که قصد دارد پایگاه هایی را برای «زیرنظر گرفتن ایران» حفظ کند.
مقامات عراقی که نمی پذیرند از عراق  به عنوان میدان رویارویی بین امریکا و ایران استفاده شود، از این سخنان غافلگیر شدند.
روز دوشنبه چهارم فوریه، رئیس جمهور عراق گفت که در چارچوب توافق های بین دو کشور نیروهای امریکایی در عراق حضور دارند، اما هر گونه اقدام آنها خارج از چارچوب توافق غیرقابل قبول است. قانون اساسی عراق هر گونه استفاده از عراق به عنوان پایگاهی برای حمله یا تجاوز به کشورهای همسایه را رد می کند.
این پاسخ قاطع به سخنان ترامپ در مصاحبه با شبکه سی بی اس در سوم فوریه بود.
سخنان ترامپ باعث خشم در بغداد شد و فراخوان هایی را برای خروج نیروهای امریکایی از عراق به راه انداخت. صباح السعدی، نماینده مجلس عراق و طرفدار مقتدی صدر، گفت که خروج نیروهای امریکایی از عراق یک ضرورت ملی است.
حسن الکعبی، از دوستان مقتدی صدر، نیز «سخن تحریک آمیز جدید» رئیس جمهور امریکا را محکوم کرد. حسن سلیم، عضو ائتلاف سابق مبارزان ضد جهادی طرفدار ایران، نیز گفت: « عراق سرزمین خانوادگی شما نیست  و ما دیگر هیچ قدرت خارجی را در خاک خودمان نمی پذیریم.»
پایگاهی در غرب بغداد
عمار حکیم، دیگر نماینده مجلس نیز گفت: «ما قطعاً نمی پذیریم که عراق مکانی برای تصفیه حساب منطقه ای یا بین المللی شود.» سخنگوی گردان حزب الله نیز تاکید کرد که اظهارات رئیس جمهور امریکا «هدف مشروع برای مقاومت عراق است».
به دام افتادن بغداد در درگیری بین واشنگتن و تهران
احتمال دارد سخنان دونالد ترامپ مذاکرات بین امریکایی ها و عراقی ها را در مورد انتقال نیروهای ویژه امریکایی مستقر در سوریه را دشوار کند.
مقامات بغداد خواستار حفظ نیروهای امریکایی و حمایت نظامی امریکا در جنگ آنها با داعش هستند. اما همزمان با آن در نظر دارند روابط خوبی را با رژیم ایران حفظ کنند. تهران به آنها کمک نظامی و اقتصادی می کند و شبکه وسیعی از نفوذ را در بین نخبگان سیاسی و امنیتی عراق در اختیار دارند.
منبع: اداره کل رسانه های خارجی

 

Les dirigeants irakiens corrigent Donald Trump
François d’Alançon , le 05/02/2019 à 14h45
Donald Trump a déclaré, dimanche 3 février, vouloir garder des bases pour « surveiller l’Iran ».
Ces propos ont choqué en Irak, où les autorités refusent que le pays serve de terrain d’affrontement entre les États-Unis et l’Iran.

« La Constitution irakienne rejette toute utilisation de l’Irak comme base pour frapper ou agresser un pays voisin, a fait savoir, lundi 4 février, le président irakien, Barham Saleh. Les forces américaines sont présentes en vertu de la loi et dans le cadre d’accords entre les deux pays, toute action menée hors de ce cadre est inacceptable. »
Cette mise au point se voulait une réponse très ferme à la petite phrase de Donald Trump, lâchée dans une interview à CBS, diffusée dimanche 3 février. « Nous avons une base incroyable en Irak, a-t-il affirmé. J’y étais récemment, nous avons dépensé une fortune pour la construire et nous pourrions la garder. Et une des raisons, c’est parce que je veux surveiller l’Iran parce que l’Iran est un vrai problème. »

Ces propos ont suscité l’indignation à Bagdad et relancé les appels au départ des troupes américaines du pays. Dès la diffusion de l’entretien, le député irakien Sabah al-Saadi, un partisan du leader chiite Moqtada Sadr, a estimé que « le départ des troupes américaines d’Irak est une obligation nationale ». Cet élu, qui a récemment déposé une proposition de loi en ce sens, a plaidé pour qu’elle soit adoptée au plus vite.
Le numéro deux du parlement, Hassan al-Kaabi, proche de Moqtada Sadr, a dénoncé, pour sa part, une « nouvelle provocation » du président américain. « L’Irak n’est pas votre terrain familial et nous n’acceptons plus aucune force étrangère sur notre sol » a renchéri le député Hassan Salem, membre d’une coalition d’anciens combattants anti-djihadistes proches de l’Iran.
Une base à l’ouest de Bagdad
« Nous refusons fermement de faire de l’Irak un lieu de règlement des comptes régionaux ou internationaux ou de provocation pour les États voisins, commentait, de son côté, Ammar al-Hakim, un autre député chiite. Faire de notre pays une plate-forme pour attaquer des États voisins menacerait nos intérêts nationaux et notre sécurité. L’Irak ne le permettra pas. » Plus extrême, le porte-parole des brigades Hezbollah, un groupe armé irakien, assurait que les déclarations du président américain faisaient des forces américaines « une cible légitime pour la résistance irakienne ».
Donald Trump avait visité, en décembre, la base aérienne d’Aïn Al Assad à l’ouest de Bagdad, sans rencontrer, contrairement à la pratique, aucun officiel irakien, ce qui avait déjà été très mal perçu. Environ 5 200 soldats américains sont actuellement déployés en Irak pour conseiller, assister et former les troupes irakiennes dans le cadre de la coalition anti-Daech formée en 2014, sans compter un certain nombre d’employés de sociétés militaires privées. Les États-Unis ne disposent officiellement d’aucune base militaire.
Bagdad piégé dans le conflit entre Washington et Téhéran
Les propos de Donald Trump pourraient compliquer les négociations en cours entre Américains et Irakiens sur un transfert en Irak des forces spéciales américaines déployées en Syrie, une opération qui leur permettrait de continuer à frapper Daech à partir du territoire irakien.
Les autorités irakiennes veulent éviter que leur territoire devienne un terrain d’affrontement dans le conflit entre Washington et Téhéran. Les dirigeants de Bagdad savent tout ce qu’ils doivent au soutien militaire américain dans leur guerre contre Daech et souhaitent son maintien. En même temps, ils entendent préserver leurs bonnes relations avec le régime iranien. Téhéran leur fournit une aide militaire et économique et dispose d’un vaste réseau d’influence au sein des élites politiques et sécuritaires du pays.
François d’Alançon


۱۸ بهمن ۱۳۹۷ ۱۶:۲۵
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