• اخبار

ایران- امریکا: امانوئل مکرون، مین روب [آرمین عارفی، لوپوئن (فرانسه)، 9 ژوئیه 2019] (اداره کل رسانه های خارجی، مترجم: سیده هاجر محسنیان)

ایران- امریکا: امانوئل مکرون، مین روب [آرمین عارفی، لوپوئن (فرانسه)، 9 ژوئیه 2019] (اداره کل رسانه های خارجی، مترجم: سیده هاجر محسنیان)
رئیس جمهور فرانسه که مشاور دیپلماتیک خود را شتابزده به تهران فرستاد، نقش میانجی پشت صحنه را ایفاء می کند تا راه حلی را برای بحران بین دو کشور ایران و امریکا پیدا کند. الی گرانمایه، معاون برنامه خاورمیانه ای شورای روابط خارجی اتحادیه اروپا، در توییتر نوشت: «در بحبوحه تنش های فزاینده با ایران، امانوئل مکرون تنها رهبر اروپایی است که در صدد است از زورآزمایی غیرقابل کنترل و شکست توافق هسته ای ایران جلوگیری کند.» به همین منظور مکرون تصمیم گرفت امانوئل بون ،مشاور دیپلماتیک، خود را با عجله به تهران اعزام کند. این دیپلمات باتجربه و کارشناس خاورمیانه، نوزدهم ژوئن گذشته در بحبوحه بحران تانکرها بین واشنگتن و تهران به جمهوری اسلامی ایران سفر کرده بود.دونالد ترامپ در بحبوحه مبارزات انتخاباتی مایل است توافقی را با ایران به دست آورد تا به طرفدارانش ارائه دهد. محتوی آن چندان مهم نیست، به شرط این که رسانه ای شود و بتواند یک موفقیت اعلام شود. اما ایرانی ها زمانی رضایت می دهند که فشار تحریم ها کاهش یابد.»

ایران-امریکا: امانوئل مکرون، مین روب
رئیس جمهور فرانسه که مشاور دیپلماتیک خود را شتابزده  به تهران فرستاد، نقش میانجی پشت صحنه را ایفاء می کند تا راه حلی را برای بحران بین دو کشور ایران و امریکا پیدا کند.
به گزارش کاخ سفید، دوشنبه شب امانوئل مکرون در گفتگو با همتای امریکایی خود به ویژه درباره « تلاش هایی برای تضمین این که ایران به سلاح هسته ای مجهز نشود» گفتگو کرد. شنبه شب امانوئل مکرون بیشتر از یک ساعت با رئیس جمهور ایران گفتگو کرد تا شرایط ازسرگیری گفتگو بین همه طرف ها را تا پانزدهم ژوئیه بررسی کند.
الی گرانمایه، معاون برنامه خاورمیانه ای شورای روابط خارجی اتحادیه اروپا، در توییتر نوشت: «در بحبوحه تنش های فزاینده با ایران، امانوئل مکرون تنها رهبر اروپایی است که در صدد است از زورآزمایی غیرقابل کنترل و شکست توافق هسته ای ایران جلوگیری کند.»
به همین منظور مکرون تصمیم گرفت امانوئل بون ،مشاور دیپلماتیک، خود را با عجله به تهران اعزام کند. این دیپلمات باتجربه و کارشناس خاورمیانه، نوزدهم ژوئن گذشته در بحبوحه بحران تانکرها بین واشنگتن و تهران به جمهوری اسلامی ایران سفر کرده بود.
از زمان خروج امریکا از توافق هسته ای، دونالد ترامپ دو مرحله از تحریم های سختگیرانه علیه نظام بانکی و صادرات نفت ایران را به اجرا درآورده است  تا ایران را وادار کند توافق جدید با شرایط امریکا را بپذیرد. تهران در واکنش به آن از ابتدای ماه ژوئیه تعدادی از تعهدات خود در توافق هسته ای را نقض کرد تا اروپا را مجبور کند فشار تحریم های امریکا را کاهش دهد.
فرانسوا نیکولو، سفیر سابق فرانسه در تهران، می گوید: «اکنون مکرون کنترل این مساله را در دست دارد، برخلاف کشورهای دیگر اروپا مانند آلمانی ها که بسیار محتاطند، فدریکا موگرینی که در پایان دوره ریاست خود بر دیپلماسی خارجی اتحادیه اروپا قرار دارد و انگلیسی ها که به تازگی نفتکش ایرانی را در مدیترانه توقیف کرده اند، نمی توانند نقش میانجی را ایفاء کنند.» این دیپلمات سابق می گوید که «این روزنه ای است » که بین دو طرف وجود دارد ، «امتیازات متقابل محدودی که هر طرف می تواند به عنوان پیروزی ارائه دهد». فرانسوا نیکولو به ویژه «معافیت های نفتی را در برابر کاهش برنامه هسته ای » ایران مطرح کرد.
در تهران ایرانی ها اعلام کرده اند که فقط لغو تحریم ها علیه فروش نفت ایران ممکن است ایران را بر سر مذاکره با «شیطان بزرگ» بکشاند، اگرچه برخی ایرانی ها بازگشت برخی معافیت های امریکا بر صادرات هیدروکربورها را حرکت مهم سیاسی می دانند. اما در واشنگتن معلوم نیست که رئیس جمهور ترامپ تحت فشار تندروها حاضر باشد کمترین امتیازی را در راهبرد «فشار حداکثری» بر جمهوری اسلامی بدهد.
فرانسوا نیکولو تاکید می کند: «فرانسه می تواند نقشی را ایفاء کند، برای مکرون فرصتی وجود دارد، اما باید اقدامی را انجام دهد. دونالد ترامپ در بحبوحه مبارزات انتخاباتی مایل است توافقی را با ایران به دست آورد تا به طرفدارانش ارائه دهد. محتوی آن چندان مهم نیست، به شرط این که رسانه ای شود و بتواند یک موفقیت اعلام شود. اما ایرانی ها زمانی رضایت می دهند که فشار تحریم ها کاهش یابد.»
رئیس جمهور فرانسه تلاش می کند برای نخستین بار لباس ناجی توافق هسته ای ایران را دوباره به تن کند. در ماه مه 2018 مکرون تلاش کرد تا دونالد ترامپ را متقاعد سازد از توافق خارج نشود.
منبع: اداره کل رسانه های خارجی

 

Iran-États-Unis : Emmanuel Macron, le démineur
VIDÉO. Le président français, qui a dépêché son conseiller diplomatique à Téhéran, joue les médiateurs en coulisse pour trouver une issue à la crise entre les deux pays.
Par Armin Arefi
Modifié le 09/07/2019 à 13:44 - Publié le 09/07/2019 à 09:49 | Le Point.fr
Dans la crise actuelle opposant les États-Unis et l'Iran, il est sans nul doute le chef d'État qui œuvre le plus en coulisse pour amener les deux parties à la désescalade. Lundi, au soir de la reprise annoncée par Téhéran de ses activités prohibées d'enrichissement d'uranium, le président français Emmanuel Macron s'est entretenu avec son homologue américain Donald Trump pour discuter notamment « des efforts en cours pour s'assurer que l'Iran ne se dote pas de l'arme nucléaire », selon un communiqué de la Maison-Blanche. Déjà, samedi soir, Emmanuel Macron avait échangé pendant « plus d'une heure » avec le président iranien Hassan Rohani « pour explorer d'ici au 15 juillet les conditions d'une reprise du dialogue entre toutes les parties », d'après l'Élysée.
« Au cœur des tensions grandissantes avec l'Iran, Emmanuel Macron est le seul leader européen qui tente d'empêcher une ingérable escalade [et] l'effondrement de l'accord sur le nucléaire iranien », a twitté lundi Ellie Geranmayeh, directrice adjointe du programme Moyen-Orient du Conseil européen pour les Affaires étrangères (ECFR). « Cette tentative de créer cette nouvelle voie de dialogue pourrait diminuer l'escalade régionale [et] nucléaire, [nous faire] gagner du temps et créer de nouvelles dynamiques politiques d'ici à l'Assemblée générale des Nations unies. »
« Même si la situation est compliquée, le président français dialogue aussi bien avec Donald Trump qu'avec Hassan Rohani », explique une source diplomatique. « Il s'agit dans les deux cas d'un dialogue de qualité, ce qui est une force dans l'optique de trouver une voie de dialogue et de tenter une opération de désescalade. » Pour œuvrer à celle-ci, Emmanuel Macron a décidé de dépêcher mardi et mercredi son conseiller diplomatique Emmanuel Bonne à Téhéran. Ce diplomate chevronné, fin connaisseur du Moyen-Orient, avait déjà fait le voyage en République islamique le 19 juin dernier en pleine crise des tankers entre Washington et Téhéran.
« Macron s'empare du sujet »
Depuis le retrait américain de l'accord sur le nucléaire en mai 2018, que respectait pourtant Téhéran selon les rapports de l'Agence internationale de l'énergie atomique, Donald Trump a décrété deux salves de sanctions draconiennes contre le système bancaire et les exportations iraniennes de pétrole, dans le but annoncé de contraindre l'Iran à accepter un nouvel accord global aux conditions américaines (incluant le programme nucléaire, les missiles balistiques et le rôle régional de la République islamique, NDLR). En réponse, Téhéran a rompu depuis le début du mois de juillet plusieurs de ses engagements contenus dans l'accord (augmentation de son stock d'uranium faiblement enrichi, dépassement du taux d'enrichissement...) avec pour objectif de faire pression sur l'Europe afin qu'elle réduise l'étau des sanctions américaines qui étouffent son économie.
« Emmanuel Macron s'empare aujourd'hui du sujet, au contraire des autres pays européens [signataires de l'accord, NDLR] », estime François Nicoullaud, ancien ambassadeur de France à Téhéran. « Les Allemands restent très prudents, Federica Mogherini, la haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, est en fin de mandat, et les Britanniques, qui viennent d'arraisonner un pétrolier iranien en Méditerranée, ne peuvent jouer les médiateurs. » Dans un article publié sur le site spécialisé Orient XXI, cet ancien diplomate, excellent connaisseur du dossier nucléaire iranien, estime qu'il existe « une voie étroite » de négociation entre les deux parties, « celles de concessions mutuelles limitées que chaque côté pourrait présenter comme une victoire ». François Nicoullaud évoque notamment « des exemptions pétrolières contre un ralentissement de leur programme nucléaire ».
« Il faut mouiller la chemise »
À Téhéran, les Iraniens ont déjà fait savoir que seule la levée des sanctions sur les ventes iraniennes de pétrole pourrait amener l'Iran à négocier avec le « Grand Satan » américain, même si certaines voix iraniennes ont signifié que le retour de certaines exemptions américaines sur les exportations d'hydrocarbure pourrait constituer un geste politique fort. Reste pour l'heure qu'à Washington, le président Trump, sous pression de ses faucons John Bolton, le conseiller à la Sécurité nationale, et le secrétaire d'État Mike Pompeo, ne semble pas prêt pour l'heure à la moindre concession dans sa stratégie de « pression maximale » exercée sur la République islamique.
« La France peut jouer un rôle. Il existe un créneau pour Emmanuel Macron, mais il faut mouiller la chemise », insiste toutefois François Nicoullaud. « Donald Trump, en pleine campagne électorale, a envie d'un accord avec l'Iran qu'il puisse présenter à ses partisans. Le contenu n'a pas beaucoup d'importance, pourvu qu'il soit médiatique et qu'il puisse afficher un succès. Quant aux Iraniens, ils seront contents si l'étau des sanctions se desserre. »
Le président français a pourtant déjà tenté une première fois de revêtir le costume de sauveteur de l'accord sur le nucléaire iranien. En mai 2018, Emmanuel Macron s'était employé pour convaincre Donald Trump de ne pas se retirer du texte. Misant à l'époque sur sa relation de proximité avec le président américain, le chef de l'État avait tout tenté pour persuader ce dernier de compléter l'accord par deux autres « piliers », le programme balistique iranien et le rôle régional de l'Iran (ce que recherche aujourd'hui Donald Trump, NDLR). Avec le résultat que l'on connaît.
•   


۲۰ تیر ۱۳۹۸ ۱۲:۵۵
  • نظرات بینندگان

میانگین امتیاز کاربران: 0.0  (0 رای)

امتیاز:
 
نام فرستنده: *
پست الکترونیک:  
نظر: *
 
تعداد کاراکتر باقیمانده: 500