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فروپاشی ائتلاف به رهبری سعودی در یمن [--، لوموند (فرانسه)، 10 اوت 2019](اداره کل رسانه های خارجی، مترجم: سیده هاجر محسنیان)

فروپاشی ائتلاف به رهبری سعودی در یمن [--، لوموند (فرانسه)، 10 اوت 2019](اداره کل رسانه های خارجی، مترجم: سیده هاجر محسنیان)
از روز چهارشنبه جدایی طلبان و نیروهای دولتی در عدن روی در روی یکدیگر قرار گرفتند. باوجود این که همه آنها عضو ائتلاف به رهبری سعودی و امارات متحده عربی برای نبرد با شورشیان حوثی تحت حمایت ایران هستند. روز شنبه دهم اوت با تصرف کاخ ریاست جمهوری در عدن توسط نیروهای جدایی طلب، یمن که با پنج سال جنگ داخلی ویران شده، دچار هرج و مرج شده است.

فروپاشی ائتلاف به رهبری سعودی ها در یمن
از روز چهارشنبه جدایی طلبان و نیروهای دولتی در عدن روی در روی یکدیگر قرار گرفتند. باوجود این که همه آنها عضو ائتلاف به رهبری سعودی و امارات متحده عربی برای نبرد با شورشیان حوثی تحت حمایت ایران هستند.
روز شنبه دهم اوت با تصرف کاخ ریاست جمهوری در عدن توسط نیروهای جدایی طلب، یمن که با پنج سال جنگ داخلی ویران شده، دچار هرج و مرج شده است.
به گزارش منابع نظامی، چند روز قبل نیز نیروهای جدایی طلب  سه پادگان نیروهای دولتی را در عدن که از زمان کنترل صنعا توسط شورشیان حوثی،  مقر نیروهای طرفدار دولت شده بود، تصرف کردند.
نبردها در عدن بین عناصر جدایی طلب تحت حمایت امارات متحده عربی و نیروهای دولتی حداقل 18 کشته به جای گذاشت. به گزارش سازمان پزشکان بدون مرز بیش از 75 مجروح در بیمارستانی از این سازمان غیر دولتی تحت معالجه قرار گرفتند.
روز شنبه وزیر امور خارجه یمن نیز امارات متحده عربی را  به عنوان مسئول کودتای جدایی طلبان در عدن متهم کرد.
ائتلاف به رهبری سعودی ها خواستار آتش بس فوری در عدن و نشست اضطراری طرف های درگیر در این شهر شد.
عبدالله بن زاید، وزیر امور خارجه امارات نیز قبلاً با ابراز نگرانی شدید خود گفته بود که برای آرام کردن اوضاع تمام تلاش خود را خواهد کرد.
یمن جنوبی تا سال 1990 یک دولت مستقل بود. اکنون خصومت بین یمنی ها در جنوب با هموطنانشان در شمال به این درگیری در درون ائتلاف افزوده شده است.
این نخستین بار نیست که جدایی طلبان شورای انتقال جنوبی در برابر نیروهای طرفدار رئیس جمهور هادی قرار گرفته اند. در ژانویه نیز نبردهایی روی داد و حداقل 38 کشته به جای گذاشت.
به گزارش گروه بین المللی بحران اکنون یمن در معرض خطر «جنگ داخلی در جنگ داخلی» قرار گرفته است.  به گزارش سازمان ملل متحد حدود 3.3 میلیون نفر آواره شده اند و 24.1 میلیون نفر یا بیش از دو سوم جمعیت کشور به کمک  نیاز  دارند.

 

Au Yémen, la coalition dirigée par les Saoudiens se déchire
Séparatistes et troupes gouvernementales s’affrontent à Aden depuis mercredi. Ils sont pourtant tous membres de l’alliance menée par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis pour lutter contre les rebelles houthistes soutenus par l’Iran.
Le Monde avec AFP Publié hier à 21h30, mis à jour à 02h12
Déjà ravagé par cinq années de guerre civile, le Yémen s’est enfoncé encore davantage dans le chaos, samedi 10 août, avec la prise du palais présidentiel à Aden par des combattants séparatistes, après plusieurs jours d’affrontements dans la grande ville du sud du pays.
S’il s’agit d’une prise surtout symbolique – le président Abd Rabbo Mansour Hadi se trouve en Arabie saoudite –, elle n’en marque pas moins un tournant dans les affrontements qui secouent Aden depuis mercredi. « Nous avons pris le palais aux forces de la garde présidentielle sans combat », a assuré à l’Agence France-Presse (AFP) un porte-parole d’une force militaire séparatiste appelée « Cordon de sécurité ».
Selon des sources militaires, des combattants séparatistes s’étaient déjà emparés, plus tôt dans la journée, de trois casernes des forces gouvernementales à Aden, où le pouvoir loyaliste avait établi son siège depuis que la capitale historique du pays, Sanaa, dans le Nord, est aux mains des rebelles houthistes.
Depuis mercredi, ces affrontements opposent les combattants séparatistes aux soldats du gouvernement, et cela alors que tous sont, en théorie, alliés depuis 2015 au sein d’une coalition emmenée par le pouvoir saoudien à Riyad et les Emirats arabes unis. Cette coalition arabo-sunnite hétéroclite lutte dans le nord du pays contre les rebelles chiites houthistes, soutenus par l’Iran.
Les combats à Aden entre éléments séparatistes du « Cordon de sécurité » (soutenus par les Emirats arabes unis) et troupes du gouvernement ont fait au moins 18 morts – combattants et civils –, selon des médecins et des sources de sécurité. Selon l’organisation Médecins sans frontières (MSF), plus de 75 blessés ont été soignés dans un hôpital relevant de cette ONG depuis vendredi.
Le gouvernement yéménite accuse les Emirats arabes unis
Le ministère yéménite des affaires étrangères a pour sa part accusé samedi les Emirats arabes unis d’être « responsables du coup d’Etat » des séparatistes à Aden. « Nous demandons aux Emirats de cesser immédiatement leur soutien matériel et militaire aux groupes qui se sont rebellés contre l’Etat », est-il précisé dans un tweet du ministère.
La coalition dirigée par les Saoudiens a appelé à un cessez-le-feu « immédiat » à Aden et à une « réunion d’urgence » des parties en conflit dans cette ville. « La coalition affirme qu’elle utilisera la force militaire contre quiconque le violerait », a déclaré un de ses porte-parole cité par l’agence de presse officielle saoudienne
Le ministre émirati des affaires étrangères, Abdallah ben Zayed, s’était plus tôt déclaré « très inquiet » et avait affirmé « mettre en œuvre tous les efforts possibles pour calmer la situation et aboutir à une désescalade ». Il avait appelé l’envoyé spécial des Nations unies (ONU) pour le Yémen, Martin Griffiths, à faire de même, selon une déclaration à l’agence de presse officielle émiratie WAM. « L’important, c’est d’intensifier les efforts de toutes les parties sur le front principal », celui contre les houthistes, avait-il ajouté.
Jeudi, le gouvernement yéménite avait appelé l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis à « faire pression de manière urgente » sur ces partisans d’un Yémen du Sud indépendant « pour empêcher » toute escalade militaire.
Le Yémen du Sud était un Etat indépendant jusqu’en 1990. Dans le Sud, le ressentiment est fort contre leurs compatriotes du Nord, accusés d’avoir imposé par la force l’unification du pays. A cette hostilité Nord-Sud s’ajoute donc désormais le conflit au sein de la coalition hétéroclite formée au départ pour défendre le gouvernement.
« Guerre civile dans la guerre civile »
Ce n’est pas la première fois que les séparatistes du Conseil de transition du Sud (STC) – qui incluent les forces du « Cordon de sécurité » – s’opposent aux unités loyales au président Hadi. En janvier déjà, des combats avaient fait au moins 38 morts ; la situation ne s’était apaisée qu’après une intervention concertée saoudo-émiratie.
Les affrontements à Aden rendent encore un peu plus inextricable la situation d’un pays où des dizaines de milliers de personnes, dont de nombreux civils, ont déjà trouvé la mort à la suite de la guerre civile, selon diverses organisations humanitaires.
Le Yémen est à présent confronté au risque d’une « guerre civile dans la guerre civile » ravageant déjà le pays, a estimé dans un rapport l’ONG International Crisis Group (ICG). Environ 3,3 millions de personnes sont toujours déplacées et 24,1 millions, soit plus des deux tiers de la population, ont besoin d’assistance, selon l’ONU.



۲۲ مرداد ۱۳۹۸ ۱۰:۰۷

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