اخبار

ویروس کرونا: مرگ و مر در اسرائل شصت برابر بیشتر از فلسطین است[فیلیو ژان پییر ، لوموند(فرانسه)، 17 مه 2020](اداره کل رسانه های خارجی؛ سیده هاجر محسنیان)

ویروس کرونا: مرگ و مر در اسرائل شصت برابر بیشتر از فلسطین است[فیلیو   ژان پییر ، لوموند(فرانسه)، 17 مه 2020](اداره کل رسانه های خارجی؛ سیده هاجر محسنیان)
آمار کشته های ناشی از ویروس کرونا در اسرائیل که شصت برابربیشتر ازمناطق فلسطینی است، برخی ضعف های ساختاری را در اسرائیل اشکار ساخت.

ویروس کرونا: مرگ و مر در اسرائل شصت برابر بیشتر از فلسطین است
1- آمار کشته های ناشی از ویروس کرونا در اسرائیل که شصت برابربیشتر ازمناطق فلسطینی است، برخی ضعف  های ساختاری  را  در اسرائیل  اشکار ساخت.
2-میزان مرگ و مر ناشی از ویروس کرونا در اسرائیل در مقایسه با تعداد کشته شدگان فلسطین ، با وجود سیستم بهداشتی ضعیف در این سرزمین ها ، برای اسرائیل بسیار زیاد است. واضح است که این بحران بهداشتی برخی از مشکلات ساختاری اسرائیل را نشان می دهد.
3- نتانیاهو که یازده سال است که به عنوان رئیس دولت ، در اسرائیل است ، توانست  به نام وحدت ملی دربرابر بحران بهداشتی ، پست خود را حفظ کند.
4-تغییر موضع بنی گانتز که از سوی جناح چپ اسرائیل محکوم شد، به اندازه سخنان نتانیاهو مبنی بر این که اسرائیل بر بدترین بحران بهداشتی غلبه کرده است، چندان قابل قبول نیست.
5-وسعت همه گیری در اسرائیل تا حدودی بیانگر اختلاف شدید بین بیش از یک میلیون ارتدکس افراطی و بقیه  جامعه اسرائیل است. 37درصد از کشته شدگان در اسرائیل در دو مقر بنیادگرایان در شمال تل اویو و محله های ارتدکس افراطی اورشلیم  ثبت شده است.
6- خاخام ها ی متعصب مدت مدیدی فاصله اجتماعی و محدودیت ها را رد می کردند تا زمانی که نیروهای امنیتی به آنها تحمیل کردند.
7- مخالفت شدید آویگدور لیبرمن با ارتدکس افراطی   می تواند بیش از هر زمان دیگری وی را  به عنوان مدافع لائیسیته در اسرائیل مطرح کند.
8- اعراب اسرائیلی یک چهارم پرستار ، نیمی از داروسازان و اکثریت قریب به اتفاق کارکنان بیمارستان ها را تشکیل می دهند. این نشان می دهد که نظام سلامت  اسرائیل برای مقابله با این بیماری تا چه اندازه به "فلسطینیان اسرائیل" وابسته است.
9- دلیل آمار بسیار پایین این بیماری همه گیر در مناطق فلسطینی ، جوان  بودن جمعیت محلی ، و نیز اتخاذ اقدامات محدودکننده  توسط  دولت خودگردان فلسطین در کرانه باختری و حماس در غزه است.
منبع: اداره کل رسانه های خارجی

Publié le 17 mai 2020 par Jean-Pierre Filiu
Coronavirus: soixante fois plus de morts en Israël qu’en Palestine

La pandémie a révélé certaines faiblesses structurelles d’Israël, où le nombre de morts du coronavirus est soixante fois supérieur à celui des territoires palestiniens.


Nétanyahou est un redoutable communicant, doublé d’un excellent manoeuvrier. Il vante sur tous les tons son bilan dans la lutte contre le coronavirus, avec 266 morts au 15 mai en Israël pour une population de près de neuf millions d’habitants, soit un nombre de décès proportionnellement douze fois moins élevé qu’en France. C’est cependant oublier qu’Israël ne se trouve pas en Europe, mais au Moyen-Orient, où tous ses voisins arabes ont des bilans humains très sensiblement moins élevés. La comparaison avec le nombre de morts palestiniens (4 morts en Cisjordanie pour plus de trois millions d’habitants et aucun décès à Gaza pour environ deux millions), malgré la faiblesse du système de santé dans ces territoires, est accablante pour Israël. A défaut de pouvoir expliquer un tel différentiel, force est de constater que la crise sanitaire a révélé la profondeur de certains problèmes structurels de l’Etat hébreu.

LA CRISE DES INSTITUTIONS DEMOCRATIQUES

La prestation de serment, ce 17 mai, d’un gouvernement israélien devrait enfin clore une suspension longue de seize mois du fonctionnement normal des institutions israélienne. Nétanyahou dirige en effet depuis janvier 2019 un gouvernement théoriquement chargé des seules affaires courantes, puisque trois élections successives n’avaient pas jusqu’alors permis de dégager une majorité claire pour un nouveau cabinet à la Knesset. Le Premier ministre, en fonction depuis déjà onze ans, après un mandat antérieur de trois années à la tête du gouvernement, est parvenu à s’accrocher à son poste au nom de l’unité nationale face à la crise sanitaire. Le chef de l’opposition, Benny Gantz, s’est rallié à un gouvernement d’union, après avoir longtemps juré que la triple mise en examen de Nétanyahou (pour fraude, corruption et abus de confiance) le disqualifiait comme Premier ministre. Un tel retournement a été condamné par la gauche israélienne, qui manifeste contre ces compromissions en respectant la distanciation sociale (photo ci-dessus). Ce retournement paraît d’autant moins justifiable que Nétanyahou a annoncé lui-même, dès le 4 mai, qu’Israël avait surmonté le pire de la crise sanitaire.

UNE CONTRE-SOCIETE ULTRA-ORTHODOXE

L’ampleur de la pandémie en Israël s’explique en partie par le fossé creusé entre le plus d’un million d’ultra-orthodoxes et le reste de la société israélienne. Les enclaves surpeuplées où se concentre cette communauté de haredim (les « craignant Dieu ») ont payé un lourd tribut au coronavirus, avec 37% des décès en Israël enregistrés dans les deux bastions fondamentalistes de Bnei Brak (au nord de Tel-Aviv), d’une part, et des quartiers ultra-orthodoxes de Jérusalem, d’autre part. Les rabbins les plus obscurantistes ont en effet longtemps refusé les mesures de distanciation sociale et le confinement, jusqu’à ce que celui-ci leur soit imposé par les forces de sécurité. Yaakov Litzman, le ministre de la Santé, lui-même un rabbin ultra-orthodoxe, a été critiqué avec virulence pour sa gestion déplorable de la crise. Les deux partis ultra-orthodoxes, forts de leurs 16 sièges à la Knesset (sur 120), continueront pourtant de participer au prochain gouvernement Nétanyahou, aux côtés de Gantz, et même du parti travailliste.  L‘extrême-droite d’Avigdor Lieberman, que sa farouche opposition aux ultra-orthodoxes a exclu d’un tel arrangement, peut plus que jamais se poser en défenseur de la laïcité en Israël.

L’ENJEU DES ARABES ISRAELIENS

Les Arabes représentent un cinquième de la population israélienne, une proportion qui se retrouve dans le nombre de médecins du pays. Il s’orientent d’autant plus volontiers vers ces carrières médicales que leur exclusion de la conscription militaire (à l’exception des Druzes) leur ferme d’autres débouchés. Les Arabes israéliens constituent en outre le quart des infirmiers, la moitié des pharmaciens et une écrasante majorité des personnels d’entretien des hôpitaux. C’est dire combien le système de santé a dépendu des « Palestiniens d’Israël » pour faire face à la pandémie. Cette contribution signalée a pourtant été fort peu mise en avant par Nétanyahou. Il est vrai que le Premier ministre a fait adopter dès 2018 une loi sur « Israël comme Etat-nation du peuple juif » qui fragilise le statut même des Arabes israéliens. Nétanyahou se pose en seul rempart du « sionisme » face à une « menace arabe » identifiée à la minorité arabe d’Israël. Gantz l’a rejoint sur ce point, préférant se rallier à un gouvernement d’union plutôt que d’accepter le soutien des partis « arabes » à un cabinet sans Nétanyahou.

DES PALESTINIENS CONFINES DEPUIS DES DECENNIES

Le bilan très faible de la pandémie dans les territoires palestiniens peut s’expliquer par la jeunesse de la population locale, ainsi que par les strictes mesures de confinement adoptées très tôt par l’Autorité palestinienne en Cisjordanie et par le Hamas à Gaza. Mais cela fait de toutes façons des décennies que la liberté de circulation des Palestiniens est bridée par les barrages de l’occupant israélien en Cisjordanie, sans parler du siège imposé depuis 2007 par Israël et l’Egypte à la bande de Gaza. La crise sanitaire n’a entraîné aucune forme de suspension de la répression des forces israéliennes, qui ont continué d’intervenir en Cisjordanie à des fins d’arrestation et de destruction de domiciles. Dans la partie orientale de Jérusalem, occupée depuis 1967 et annexée depuis 1980, Israël n’a accordé qu’une assistance minimale à la population palestinienne, pourtant majoritaire. Une telle discrimination laisse augurer le pire en cas d’annexion d’une partie de la Cisjordanie par le gouvernement Nétanyahou-Gantz.

۳۱ اردیبهشت ۱۳۹۹ ۱۵:۵۳

نظرات بینندگان

نام را وارد کنید
تعداد کاراکتر باقیمانده: 500
نظر خود را وارد کنید