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بحرین روابط دیپلماتیک با اسرائیل برقرار می کند[مالبرونو ژرژ ، فیگارو(فرانسه)، 11سپتامبر 2020]

بحرین روابط دیپلماتیک با اسرائیل برقرار می کند[مالبرونو ژرژ ، فیگارو(فرانسه)، 11سپتامبر 2020]
جمعه این هفته دونالد ترامپ از کاخ سفید«توافق صلح» بین بحرین و اسرائیل را اعلام کرد. این خبر یک ماه پس از توافق میان امارات متحده عربی و اسرائیل منتشر شد. اندکی پیش روزنامه نگاران اسرائیلی این خبر را که واقعاً شگفت انگیز نیست، فاش کرده بودند. پادشاهی بحرین ، که دارای یک جامعه کوچک یهودی است ، حداقل در سالهای اخیر هیچگاه با اسرائیل خصومت نداشته است وهمان ترس اسرائیل از ایران را دارد. این ترس با توجه به این که بحرین تنها کشور حاشیه خلیج فارس است که دارای اکثریت جمعیت شیعه است ، که اغلب مورد تبعیض قدرت سنی ها قرار دارد ، شدیدتر است


1-جمعه این هفته دونالد ترامپ از کاخ سفید«توافق صلح» بین بحرین و اسرائیل را اعلام کرد. این خبر یک ماه پس از توافق میان امارات متحده عربی و اسرائیل منتشر شد.
2- اندکی پیش روزنامه نگاران اسرائیلی این خبر را که واقعاً شگفت انگیز نیست، فاش کرده بودند. پادشاهی بحرین ، که دارای یک جامعه کوچک یهودی است ، حداقل در سالهای اخیر هیچگاه با اسرائیل خصومت نداشته است وهمان ترس اسرائیل از ایران را دارد. این ترس با توجه به این که بحرین تنها کشور حاشیه خلیج فارس است که دارای اکثریت جمعیت شیعه است ، که اغلب مورد تبعیض قدرت سنی ها قرار دارد ، شدیدتر است.
3- ملک سلمان ضمن یادآوری وابستگی سنتی پادشاهی سعودی به آرمان فلسطین و توافق بر اساس راه حل دو کشوربه درخواست امریکا مبنی بر تبعیت از ابوظبی و برقراری روابط دیپلماتیک با اسرائیل ، همانند سودان پاسخ منفی داد. از آن زمان باید فشار شدیدی در پشت صحنه اعمال شود.
4- با توجه به وابستگی بحرین به عربستان ، عادی سازی روابط بین منامه و تل آویو بدون حمایت عربستان امکان پذیر نیست.
5- ناظری در منامه در تماس تلفنی گرفت :« پادشاه بحرین نخستین کسی بود که سال گذشته به سعودی ها و اماراتی ها پیشنهاد صلح بین اسرائیلی ها و فلسطینی ها را داد. سپس دونالد ترامپ فشار زیادی اعمال کرد. امارات در به رسمت شناختن اسرائیل پیشقدم شد اما در بحرین ، همواره با اسرائیلی هایی که پسر عمو خوانده می شوند ، توافق وجود دارد. »
اداره کل رسانه های خارجی
ترجمه: سیده هاجر محسنیان

Le Bahreïn établit des relations diplomatiques avec Israël

Donald Trump a annoncé ce vendredi depuis la Maison-Blanche, un «accord de paix» entre Bahreïn et Israël.
Par Georges Malbrunot
Publié le 11 septembre 2020 à 10:31, mis à jour le 11 septembre 2020 à 12:32
Le président américain annonce ce vendredi 11 septembre que Bahreïn et Israël vont normaliser leurs relations «dans un esprit de paix et de coopération». Cette nouvelle intervient un mois après l'accord entre les Émirats arabes unis et l'État hébreu.


Après les Emirats arabes unis mi-août, le minuscule royaume de Bahreïn est le second état du Golfe à établir des relations diplomatiques avec l'ancien ennemi, Israël. L'annonce en a été faite vendredi par Donald Trump depuis la Maison-Blanche, où mardi prochain le président américain doit recevoir pour une cérémonie officielle le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, et le chef de la diplomate émirienne cheikh Abdallah bin Zayed al-Nayan, auquel devrait se joindre le prince héritier bahreïnien, cheikh Salman ben Hamad al-Khalifa.

«Encore une percée historique aujourd'hui! Nos deux grands amis Israël et Bahreïn ont conclu un accord de Paix», a tweeté le président américain. «Citoyens d'Israël, je suis ému de vous informer que ce soir, nous parviendrons à un autre accord de paix avec un autre pays arabe, Bahreïn. Cet accord s'ajoute à la paix historique avec les Émirats arabes unis», a pour sa part déclaré Benjamin Netanyahou.

Peu avant, des journalistes israéliens avaient fuité cette nouvelle, qui n'est pas vraiment une surprise. Le royaume de Bahreïn, qui compte une petite communauté juive, n'a jamais été – ces dernières années du moins – hostile à Israël, avec lequel il partage la même crainte vis-à-vis de l'Iran. Une crainte d'autant plus forte que Bahreïn est le seul état du Golfe à avoir une population à majorité chiite, souvent encore discriminée par le pouvoir sunnite.
Un succès pour Donald Trump

Bahreïn, qui abrite la Ve Flotte américaine dans le Golfe, est très proche de l'Arabie saoudite. Sollicitée ces dernières semaines par les États-Unis pour emboîter le pas à Abou Dhabi, Riyad – le vrai poids lourd du Golfe – a dit non, le roi Salman rappelant l'attachement traditionnel du royaume saoudien – gardien des lieux les plus saints de l'islam – à la cause palestinienne et à un règlement fondé sur la solution des deux états. À l’issue de la récente tournée dans le Golfe, mais aussi au Soudan, du chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, Bahreïn avait pourtant paru, lui aussi, dire non à la requête américaine d'établir des relations diplomatiques avec Israël. Depuis, d'intenses pressions ont dû être exercées en coulisses.

Si elle ne va pas modifier fondamentalement la donne diplomatique, cette nouvelle avancée est surtout un succès que Donald Trump peut afficher, à moins de deux mois d'une élection présidentielle à l'issue très incertaine. Étant donné la dépendance de Bahreïn à l'égard de l'Arabie, la normalisation des relations entre Manama et Tel-Aviv n'a pas pu se faire sans un aval saoudien. Une façon probablement de compenser le niet de l'allié saoudien de Donald Trump.

«Le roi du Bahreïn a été le premier à proposer l'an dernier aux Saoudiens et aux Émiriens de faire une offre de paix entre Israéliens et Palestiniens, rappelle un observateur contacté par téléphone à Manama. Une conférence eut lieu alors à Bahreïn, mais les Palestiniens refusèrent d'y participer. Donald Trump mit ensuite une pression terrible. Les Émirats ont alors pris le lead de la reconnaissance d'Israël, décrypte l'observateur, mais à Bahreïn, on s'est toujours bien entendu avec les Israéliens qu'on appelle les cousins.»

۲۴ شهریور ۱۳۹۹ ۱۱:۱۹

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