اخبار

کووید-19: برای واکسیناسیون جهانی[لوموند(فرانسه)، 20 فوریه 2021]

کووید-19: برای واکسیناسیون جهانی[لوموند(فرانسه)، 20 فوریه 2021]
-کشورهای G7 اعلام کردند که به چند جانبه گرایی بازگشته اند. آنها باید تمام تلاش خود را برای تضمین توزیع عادلانه واکسن ها در سراسر جهان انجام دهند.

1-کشورهای G7 اعلام کردند که به چند جانبه گرایی بازگشته اند. آنها باید تمام تلاش خود را برای تضمین توزیع عادلانه واکسن ها در سراسر جهان انجام دهند.
2- روز جمعه نوزدهم فوریه رهبران هفت کشور G7 پس از چهار سال اختلاف بین اروپا و امریکا به چند جانبه گرایی و اراده همکاری با یکدیگر بازگشتند.
3- در حالی که مردم کشورهای ثروتمند اعتراض می کنند که واکسن های مورد نظر را با سرعت کافی دریافت نکرده اند ، اما کشورهای فقیر به جز در بعضی موارد  با برچسب چینی هنوز رنگ آن را ندیده اند.
4- در مجمع اقتصادی داووس  رئیس جمهور افریقای جنوبی ، کشورهای ثروتمند را به «انحصار واکسن ها» متهم کرد.
5- در آستانه نشست G7 ، رئیس جمهور مکرون گفت: «ما این تصور را ایجاد کردیم که صدها میلیون واکسن در کشورهای ثروتمند توزیع می شود و ما حتی در کشورهای فقیر این کار را شروع نکرده ایم. این عدم حضور زمینه را برای مسکو و پکن باز می کند ، کشورهایی که واکسن هایی را به کشورهای افریقایی اهدا می کنند که هنوز توسط سازمان بهداشت جهانی  تأیید نشده است.»
6- کوواکس تحت نظارت سازمان جهانی بهداشت ، در نظر دارد  20درصد از مردم حدود 200 کشور را واکسینه کند ، و همچنین مکانیزم بودجه را برای فقیرترین کشورهایی که از همه گیری آسیب دیده اند، تأمین می کند.
7- مکرون در آستانه یک نشست بین المللی پیشنهاد کرد که امریکا و اروپا 5 درصد از دوزهای خود را به کشورهای افریقایی اختصاص دهند.
8- امریکا که از بازگشت آنها به سازمان جهانی بهداشت استقبال کرد ، کمک مالی 4.3 میلیارد دلاری را برای کوواکس اعلام کرده است. آلمان 1.5 میلیارد دلار کمک خواهد کرد. اتحادیه اروپا مشارکت خود را دو برابر می کند و به یک میلیارد یورو می رساند. انگلیس مازاد خود را اهدا خواهد کرد.
9- باید به طور جدی واکسیناسیون را تسریع کنیم. این به معنای همکاری آزمایشگاه های غربی برای اجازه تولید در سطح جهانی  با قیمت های قابل دسترسی است. این چالش واقعی برای چند جانبه گرایان است.
اداره کل رسانه های خارجی
سیده هاجر محسنیان

Covid-19 : pour une vaccination mondiale
Éditorial


Les pays du G7 affirment avoir renoué avec le multilatéralisme. Ils doivent tout mettre en œuvre pour assurer une répartition équitable des vaccins dans le monde.

Publié hier à 10h14, mis à jour hier à 19h40 Temps de Lecture 2 min.


Editorial du « Monde ». C’est officiel : la page Trump est tournée. Après quatre ans de divisions entre l’Europe et les Etats-Unis, les dirigeants des sept pays du G7 ont renoué, vendredi 19 février, avec le multilatéralisme et la volonté de travailler ensemble. Après avoir participé à son premier sommet du G7, en visioconférence, le président américain, Joe Biden, a proclamé « le retour de l’Amérique » et celui de l’Alliance transatlantique à l’occasion d’un autre forum virtuel, public celui-là, la conférence de Munich sur la sécurité.

Après lui, la chancelière allemande, Angela Merkel, le président français, Emmanuel Macron, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, et le premier ministre britannique, Boris Johnson, se sont félicités de cette harmonie retrouvée et de l’élan qu’elle allait pouvoir donner à la coopération internationale.

Leur profession de foi multilatéraliste est mise à l’épreuve au moment même où ils s’expriment. Inévitablement, c’est sur la question de la répartition mondiale des vaccins contre le Covid-19 qu’ils sont attendus. Car, si les populations des pays riches se plaignent de ne pas recevoir assez vite les vaccins tant désirés, celles des pays pauvres, elles, n’en ont pas encore vu la couleur – sauf, dans certains cas, sous étiquette chinoise.

Dès janvier, devant le forum économique de Davos, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, accusait les pays riches « d’accaparer les vaccins ». Jeudi, à la veille du sommet du G7, le président Macron a lancé un pavé dans la mare. « Nous sommes en train de laisser s’installer l’idée que des centaines de millions de vaccins sont distribués dans les pays riches et que nous n’avons même pas commencé dans les pays pauvres », a-t-il déclaré au Financial Times. Cette absence, a-t-il souligné, laisse le champ libre à Moscou et à Pékin, qui font don à des pays africains de vaccins non encore homologués par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Si cette idée s’installe, c’est parce qu’elle correspond à la réalité. Frustrés par la lenteur des livraisons des doses commandées et l’insuffisance des capacités de production de leur industrie pharmaceutique, les Européens ont oublié leurs engagements en faveur d’une distribution équitable à l’échelle mondiale. L’initiative Covax, sous l’égide de l’OMS, prévoyait de vacciner 20 % de la population de près de 200 pays, ainsi qu’un mécanisme de financement pour les pays les plus pauvres touchés par la pandémie. Une autre initiative, ACT-A, devait accélérer ce processus.
Des progrès accomplis

Fidèle à sa tactique de forcer le débat par une prise de position choc à la veille d’une réunion internationale, M. Macron a suggéré que les Etats-Unis et l’Europe allouent 5 % de leurs doses aux pays africains. Il n’a pas obtenu satisfaction vendredi, d’autant qu’il s’était bien gardé de préciser les modalités de sa proposition. Mais des progrès ont été accomplis.

Les Etats-Unis, dont le retour à l’OMS est bienvenu, ont annoncé un don de 4,3 milliards de dollars (3,53 milliards d’euros) pour Covax. L’Allemagne versera 1,5 milliard de dollars ; l’Union européenne va doubler sa participation, portée à 1 milliard d’euros. Le Royaume-Uni fera don de ses excédents. M. Macron voudrait que l’on trouve 13 millions de doses pour vacciner en priorité les soignants africains.

C’est bien, mais le problème est plus vaste. Si l’on veut prendre la pandémie de vitesse, il faut sérieusement accélérer. Cela implique la coopération des laboratoires occidentaux pour permettre une production au niveau mondial, avec une politique de prix accessibles. Un vrai défi pour multilatéralistes.

۴ اسفند ۱۳۹۹ ۱۰:۱۸

نظرات بینندگان

نام را وارد کنید
تعداد کاراکتر باقیمانده: 500
نظر خود را وارد کنید